Présentation
Au sens linguistique, les Néerlandais regroupent les germanophones du « Bas-Pays », tant du Royaume des Pays-Bas (Nederland) que des États belge et français.
Le territoire des Pays-Bas fut peuplé par les Bataves et les Frisons, ces derniers toujours représentés dans les provinces de Frise et de Groningue. Les Francs et les Saxons lui donnèrent sa langue principale, qui appartient à l’aire du germanique continental.
Le drapeau bleu, blanc, orange est installé dès 1579. Arboré par les marins lors de l’insurrection nationale, ce « pavillon du prince » porte les couleurs de la maison d’Orange, celle du Stathouder Guillaume, d’où le cri de guerre Oranje boven! « Orange en tête ! ». Le passage de l’orange au rouge est généralisé vers 1630, encouragé par des dissensions politiques sur les institutions. L’orange-blanc-bleu fut localement rétabli au retour de l’indépendance en 1813. Le rouge-blanc-bleu fut officialisé en 1816 et maintenu depuis, bien que l’éviction de la couleur orange (qui subsiste sous forme d’une flamme orangée) affaiblisse quelque peu le caractère du drapeau.
Les flèches héraldiques qui représentent les sept provinces, emblème ou « devise » adopté par les États-généraux de 1578, fournissent un signe graphique linéaire. Elles symbolisent la concorde et l'union (Plutarque, Œuvres morales« Sur le bavardage », XVII, a rapporté la fable des fils du roi scythe Scilurus qui ne peuvent briser les flèches d'un même faisceau, preuve de leur bonne entente. Cette légende a servi de justification érudite à l'emploi de l'image évidente du faisceau des flèches, par exemple dans les Heroica Symbolade Paradin, paru à Anvers en 1563). N. B. : Un faisceau de dix-sept flèches représentait l'espérance de réunir toutes les provinces des anciens Pays-Bas (G. de Tervarent, Attributs et symboles dans l’art profane: Dictionnaire d’un langage perdu, 1450–1600, Droz, Geneva, 1997).
Location
-
Zeewolde, Flevoland, Netherlands

Add a comment