CELTS
Description

On distingue les celtophones dits « insulaires » par l’usage de deux dialectes, gaélique et brittonique. Les descendants des Gaèls sont les Irlandais, les Écossais et les Mannois, ceux des Brittons sont les Gallois, les Corniques (du Cornwall) et les Bretons.

The major signs of the repertoire of Celtic Antiquity (since protohistory) are the double spiral and the triskelion (from the Greek triskelès, adj., “three-footed”; modern Breton triskel from the Greek, triskell via French). The triskelion is interpreted as a metaphor for the sun’s course: morning twilight, zenith, evening twilight (like the triple sign /| ), without excluding related meanings: three units of time, three heavens, three deities (V. Kruta, L’art des Celtes, Paris, 2015; Ph. Jouët, Dictionnaire de la mythologie et de la religion celtiques, Yoran éd., Fouesnant). Archaeological findings (jewelry, coins) clarify the interpretation (frequencies, preferential associations, iconographic context). Another major sign is the four-spoked wheel, a spatio-temporal model, which represents the four regions plus the center in traditional Celtic conceptions.

Le triscèle et une variante du tétrascèle ou croix tournante se retrouvent dans les croix de paille tressées en Irlande pour la fête de sainte Brigid, de même que le cercle de corde bordé de quatre croix (image de l’année solaire) dit « ceinture de Brigid », crios Bríde. On a relevé les affinités nord-européennes de la fête de Brigid (S. Ó Catháin, The Festival of Brigit, pp. 15 et 99). Le sens de rotation de ce soleil « synchronique » dépend de la situation de l’observateur, au sud ou, ce qui est le plus fréquent dans notre hémisphère, au nord. (Les développements courbes sont en arrière du mouvement, comme des drapeaux flottants, et non pas, comme on le croit souvent, ouverts en avant).

Les conceptions des Celtes ont privilégié le deux (modèle des Jumeaux divins ou « dioscurique », alternance saisonnière ; le ternaire (trois cieux, trois fonctions) ; le quaternaire formé de trois plus un (territoires) ; le quinaire (quatre plus un, le Centre ; les dieux majeurs), sur quoi on verra A. et B. Rees (Celtic Heritage, ch. Numbers et Ph. Jouët, op. cit.).

Tout emblème « interceltique » en accord avec ces conceptions doit se fonder sur le trois et/ou le quatre ordonné à un centre.

Pour tout ce qui touche au monde celtique, la distinction du « bleu » et du « vert », couleur secondaire, est abusive : les langues celtiques les perçoivent comme une seule couleur fondamentale dite glas.

Les Celtes brittoniques, Gallois, Corniques et Bretons, ont pour emblème commun le dragon rouge (Historia Brittonum, ch. 40-42 ; Triade ancienne Trioedd Ynys Prydein n° 37). Il existe un lien très ancien entre ce dragon mythique et la constellation du même nom : le roi Arthur souverain du Nord brittonique, a pour père Uther Pendragon, c’est-à-dire « Tête-de-Dragon ». Cette association se réfère à la liaison entre le pôle nord indiqué par le nom d’Arthur, formé sur celui de l’« ours », et la constellation voisine du Dragon connexe à Ursa minor. L’étoile alpha du Dragon indiquait le nord polaire avant son remplacement par Polaris U. Une représentation du dragon rouge brittonique fondée sur la constellation du Dragon peut être partagée par les Gallois, les Corniques et les Bretons.

L'emblème de la souche celtique ici représenté réunit triscèle et quadrité.

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